lundi 27 septembre 2010

Aux champs, la vie, la vraie.

Reprendre possession de son territoire pré-colonial après un an d'orgies romaines, d'avortements en catimini sous le règne pontifical de Saint Nazinger et trois mois de folies Niortaises, est une chose que je maîtrise tout aussi bien que les fonctions affines et l'allaitement post-partum. Ou pas. Saleté de pincement au coeur.

La barque du temps est bien arrimée, le courant est léger, je débarque. Le sol de la terre natale est encore jonché de vie d'avant, Pénélope et Télémaque sont des feignasses, les attend la route du Rom, je vous le dis.Erf. Sol jonché, donc, de billets de train/avion/concerts/cinéma/ banque, de photos cornées, de poignées de cheveux jaunis, de musiques charnues, de foutre en tube, d'ouverture d'esprit, de feuilles de cours éventrées par des traînées de bic farfelues qui enroulent des sensations autour de mes doigts, de pluie battante et de farine qui enneigent des bracelets en tissu au parfum du Sonar 2010, des prospectus tâchés de café, des plans de ville et des places pour la Scala.
Le ressac, impassible, dépose délicatement mon corps alourdi d'eau sur ce mille-feuille bordélique. Je rajoute une couche de biscuit en vidant mon sac estival. Bulletins de paie, livres rapiécés comme marqueurs de temps, cyprine en poudre, kilos de vêtements à la mode occidentale, mots doux et évidences.

Et là, assise sur ma montagne sacrée d'objets à la Alessandro jodorowsky, bam, je me fais tellement une orgie de liberté que j'écoute de la musique. Si c'est vrai. Avec des baffles et un son qui craque comme du bois sec. Et je peux danser sans penser à Dachau. Boire de la vodka sans me sentir obligée culturellement de remercier avec les yeux ma colocataire polonaise. Et aussi laisser des couverts dans la cuisine sans qu'on me les vole. Me signer de la croix devant un portrait de Luther. Prendre une douche sans chronomètre. Laisser libre cours à mon somnambulisme excentrique. Regarder du porno, des vidéos futiles et autres dérives.
(Exemple)






Et je l'avoue, j'ai même refait un jeu vidéo, Braid, que j'avais terminé il y'a deux ans, par boulimie geek. Je vous conseille d'ailleurs de le dé-elle. Les plateformes sont en 2D mais le concept est tout de même innovant. Il faut jouer subtilement avec le temps et avec le dédoublement de personne pour sortir d'un monde psyché et logique. Je vous laisse découvrir la présentation du jeu en vidéo, ça ira plus vite.




Pour télécharger Braid, ici.


Cet article est un étron dans du taffetas. Au revoir.

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