J'accroche tout de suite un vieux tableau sorti de mon grenier, trouvé parmi les malles de vieilles idées, de cadavres exquis, de boîtes à chapeaux, de fantômes ridés, d'ours polaires. Juste féconder un tendre sourire qui me fait valser.
[prendre une main au hasard, et entamer une course folle]
Excusez-moi Monsieur. Quelle est cette ombre qui embrume votre regard ?
Puis-je vous prendre le bras. Vous menez dans la nuit intense où tout le monde se perd. Puis-je déambuler à vos côtés sous vos lumières ?
Touchez l'âpreté de ce mur, sentez vous tous ces rires mutilés ? Touchez la langueur de ces corps, sentez vous cette confiance aveugle et ces joies enfermées ?
Sautez dans cette flaque. Vous y voyez l'avenir. Elle est pourtant née des pluies du temps où tout s'effondre. Asseyez-vous sur ce banc de fer forgé, la froideur du métal contraste t' elle avec la torpeur de vos étreintes passionnées d' il y' a fort longtemps ?
Ah je me trompe, l'amour envahit encore vos doigts .
Et cette toile, ces bribes de couleurs si chaleureuses. dans ce barbouillage entendez-vous les explosions, un enfant qui court après un grand cerf-volant noir et le bruit de ses pas sur le toit du monde ?
Admirez cette femme. Ses perles s'accordent avec ses yeux, elle souffre d'une perfection maladive, son monde n'est que poussière et elle passe son temps à balayer, ainsi tout n'est plus que destruction brillante.
Mais non Monsieur je ne suis pas oiseau de mauvais augure, je vous lis le monde comme je lis le ciel, chargé mais transparent avec vue sur la mer. Je suis le noyau de la pêche, rejet permanent, mais je me gausse bien de finir abandonnée, la solitude est mon habit de lumière. Je rebondis avec joie sur l'instant, mais le futur m'est fardeau, il y' a des jours où je me fais épouvantail pour chasser tous ces corbeaux aux plumes lisses.
Croyez vous à l'amour ? Moi c'est ce qui me mènera au tombeau. Et s'il y' a un échappatoire, je me persuaderais qu'elle n'existe pas, je m'appliquerais à tout modifier pour perdre le fil, pour faire de mon existence un beau chaos. Difficile à première vue, mais pénétrons dans les rouages, et soudain plus de nuages.
S'il y' a de l'espoir je lui ligoterais les bras. Je calfeutrerais toutes les fentes de mon être pour ne rien partager, et au moment d'exploser je penserais aux trains qui vont et qui viennent, et un peu à lui.
Me trouvez vous étrange ? Je ne démens pas. Vous avez le visage d'un ange. Vous m'aimez ? Jen suis fort aise, et bien dansez maintenant.
[prendre une main au hasard, et entamer une course folle]
Excusez-moi Monsieur. Quelle est cette ombre qui embrume votre regard ?
Puis-je vous prendre le bras. Vous menez dans la nuit intense où tout le monde se perd. Puis-je déambuler à vos côtés sous vos lumières ?
Touchez l'âpreté de ce mur, sentez vous tous ces rires mutilés ? Touchez la langueur de ces corps, sentez vous cette confiance aveugle et ces joies enfermées ?
Sautez dans cette flaque. Vous y voyez l'avenir. Elle est pourtant née des pluies du temps où tout s'effondre. Asseyez-vous sur ce banc de fer forgé, la froideur du métal contraste t' elle avec la torpeur de vos étreintes passionnées d' il y' a fort longtemps ?
Ah je me trompe, l'amour envahit encore vos doigts .
Et cette toile, ces bribes de couleurs si chaleureuses. dans ce barbouillage entendez-vous les explosions, un enfant qui court après un grand cerf-volant noir et le bruit de ses pas sur le toit du monde ?
Admirez cette femme. Ses perles s'accordent avec ses yeux, elle souffre d'une perfection maladive, son monde n'est que poussière et elle passe son temps à balayer, ainsi tout n'est plus que destruction brillante.
Mais non Monsieur je ne suis pas oiseau de mauvais augure, je vous lis le monde comme je lis le ciel, chargé mais transparent avec vue sur la mer. Je suis le noyau de la pêche, rejet permanent, mais je me gausse bien de finir abandonnée, la solitude est mon habit de lumière. Je rebondis avec joie sur l'instant, mais le futur m'est fardeau, il y' a des jours où je me fais épouvantail pour chasser tous ces corbeaux aux plumes lisses.
Croyez vous à l'amour ? Moi c'est ce qui me mènera au tombeau. Et s'il y' a un échappatoire, je me persuaderais qu'elle n'existe pas, je m'appliquerais à tout modifier pour perdre le fil, pour faire de mon existence un beau chaos. Difficile à première vue, mais pénétrons dans les rouages, et soudain plus de nuages.
S'il y' a de l'espoir je lui ligoterais les bras. Je calfeutrerais toutes les fentes de mon être pour ne rien partager, et au moment d'exploser je penserais aux trains qui vont et qui viennent, et un peu à lui.
Me trouvez vous étrange ? Je ne démens pas. Vous avez le visage d'un ange. Vous m'aimez ? Jen suis fort aise, et bien dansez maintenant.

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